Le postmodernisme, avec son ornementation éclectique et ses références historiques réinterprétées, a profondément marqué le paysage urbain bruxellois. Ce mouvement est apparu en réaction au modernisme et aux nombreuses démolitions qui ont remodelé la ville, tout en accompagnant l'introduction des premières réglementations thermiques. Cependant, alors que de nombreux bâtiments de cette période ont été transformés, démolis ou réimaginés dans le cadre de nouveaux concours BMA, une question cruciale se pose : ces bâtiments méritent-ils d'être reconnus comme un patrimoine à préserver ?
Cette conférence, organisée chez et al. le 5 décembre à 19h30, dans le cadre de la Résidence #003 Corporate Skincare, a exploré les liens complexes entre modernisme et postmodernisme, les critères de sélection du patrimoine et de l'inventaire, ainsi que le regard porté sur une époque architecturale qui a façonné la capitale belge entre 1980 et 2000.
En introduction, Bernard Lizin, de l'Atelier de Genval, a présenté une sélection de projets emblématiques, illustrant la diversité de la production postmoderne à Bruxelles. Cette présentation fut suivie d'une discussion animée par Pauline Fockedey (Nord Architecture), réunissant Jean-Marc Basyn (Urban Brussels), Wouter Van Acker (chercheur sur le postmodernisme à l'ULB) et Quentin Tournay (étudiant à l'ULB). Ensemble, ils se sont interrogés sur la place de ces bâtiments dans la ville, leur esthétique et leur éventuelle inscription dans la sphère patrimoniale.
Une invitation à s'interroger sur notre rapport au postmodernisme et sur l'héritage qu'il a laissé dans le paysage bruxellois.